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En quête d'Ethiopie.com

En quête d'Ethiopie.com

Blog pour faire découvrir l'Ethiopie, pays magnifique de l'Afrique, mais souvent méconnu par les voyageurs

Balades à faire lors d'un voyage dans le nord de l'Éthiopie.

En préambule:

Ces balades concernent tous les voyageurs qui lors d'un séjour en Ethiopie souhaitent faire quelques marches pour découvrir de plus près le pays mais sans que ce soit trop difficile. Ces balades peuvent être incluses dans un circuit.

Pour ces trois balades le temps de marche total (ne prend pas en compte les pauses, visites et pique-niques) est entre de 6h30 à 07:30
Distance : 14 km
Peu de dénivelé

Petit résumé sur l'Ethiopie et les deux régions où se situe ses trois balades :
L'Éthiopie est un pays de plus de 110 millions d'habitants, d'une superficie de 1127127 km2. Le pays est divisé administrativement en 10 régions. Et les balades se font dans les régions Amhara et du Tigré au nord du pays.

La région Amhara où se trouve les chutes du Nil Bleu et le parc du Simien est une région montagneuse de plus de 21 millions d'habitants et majoritairement chrétienne orthodoxe.

1 - Les chutes du Nil bleu :

Randonnée demandant une demi-journée et à faire de préférence le matin pour éviter la chaleur.

Les chutes du Nil Bleu situées à 30 km au sud de Bahar Dar sont une des principales attractions touristiques en Ethiopie.
C'est une balade d’environ 3 km sans trop de dénivelé sur un sentier muletier, qui peut-être faites par des personnes de tous les âges.
Contrairement à l'horaire donné par le GPS, il faut compter entre 2h00 et 2h30 pour effectuer la totalité du trajet.
Depuis la traversée en bateau du Nil Bleu jusqu’aux chutes le terrain est plat. Vous pourrez y apercevoir de nombreux oiseaux ainsi que des cultures de piments, oignons et surtout du khat dont l’Ethiopie en est le pays d’origine. Le khat est un arbuste dont les jeunes feuilles et pouces sont consommés par les habitants de la corne de l’Afrique et au Yémen pour leur effet stimulant et euphorisant, et provoquant une certaine dépendance.
A l'arrivée aux chutes, vous pourrez descendre (descente un peu difficile et souvent boueuse) jusqu'à sa base pour bénéficier de la vapeur d’eau qui s’en dégage.
Ensuite il faudra traverser un pont suspendu installé en 2011 puis il y aura une montée peu difficile vers un point de vue d'ou la reine Elisabeth 2 a pu apercevoir les chutes en 1965. De là vous profiterez de la vue sur les chutes et la région avant de descendre sur le village de Kashura et enfin de traverser un pont de pierre construit au 17e siècle, peut-être par les portugais, avant la dernière montée vers le parking ou vous attendra le véhicule.
En saison des pluies l’itinéraire est boueux et glissant.
Saison des pluies dans le nord: la grande de juin à septembre, la petite de fin mars à début mai.

Cette balade se fait obligatoirement avec l'accompagnement d'un guide du village de Tiss Abay, point d’accès au site.

2 - Le parc national du Simien

Randonnée à la journée dans le parc national du Simien à faire de préférence le matin ou en milieu de journée pour pouvoir observer les animaux.


Cette balade se fait obligatoirement avec l'accompagnement d'un guide et d'un ou plusieurs gardiens du parc national et qui viennent avec vous depuis la ville proche de Debark ou se trouve le quartier général du parc.

C'est une balade de 5 km environ sur un sentier de montagne sinueux, un peu glissant en sous bois ou il faut faire attention aux racines des arbres. Ce parcours convient à tous les types de randonneurs.

- Première partie d’environ 3 km avec un départ au Lodge à 3260 m d’altitude, et ensuite un parcours tout en descente avec un dénivelé négatif de – 168 m. Durée : environ 2h00.
- Seconde partie de 2 km en légère montée avec un dénivelé positif de 131 m. Durée : environ 45 mn

Les points forts de cette randonnée sont les somptueux paysages mais aussi la possibilité d’observer de nombreux oiseaux tels que le Gypaète Barbu mais surtout un mammifère endémique aux hauts plateaux du pays, le singe Gelada qui le matin remonte des falaises vers les plateaux herbeux pour se nourrir. C’est le seul singe herbivore au monde. Et on peut en rencontrer des centaines, généralement des unités reproductives avec des mâles dominants, de nombreuses femelles et leurs petits.
Pique-nique entre les deux parties de la randonnée.

Le parc national du Simien:

Il situé dans le massif du même nom, à 120 km au nord de Gondar.

La formation des hauts plateaux éthiopiens date de plus de 70 millions d'années suite au bombement de la croûte terrestre provoqué par la remontée de magma, qui a formé un dôme d'ampleur régional. Cela fut suivi d'une forte activité volcanique. Le massif a de nombreux volcans éteints tels le Ras Dashen ou Ras Dejen, le point culminant à 4543 m, qui  est un volcan bouclier formé il y a 30 millions lorsque se sont produits des éruptions, sur une période d'un million d'années, qui ont laissé des couches de lave sur 3000  m de profondeurs.

C’est un paysage impressionnant, où l’érosion massive survenue au cours des millions d’années a formé des pics accidentés, et des gorges profondes d’une beauté exceptionnelle dont certaines atteignent jusqu'à 1500 m de haut. Les montagnes sont séparées par des vallées profondes au nord, à l’est et au sud et offrent de vastes panoramas sur les vallées creusées de canyons accidentés.

Ces paysages de vallées, et de précipices très profonds sont comparés à ceux du Grand Canyon du Colorado.

Le parc national, d’une superficie de 412 Km2 (à l’origine 136 km2, délimité à nouveau entre 2003-2007), avec des altitudes allant de 1800 m à 4543m pour le Ras Dashen/Ras Dejen (plus haut sommet d’Ethiopie, a été établi en 1966 pour la conservation de la biodiversité car il est le refuge d’espèces menacées et pour certaines endémiques comme le bouquetin d’Abyssinie (Ibex walia), le loup d’Abyssinie et le singe Gelada.

Le parc fut l’un des premiers sites éthiopiens qui furent inscrits sur la liste mondiale du patrimoine en septembre 1978 et il est considéré depuis 1996 comme « en péril » car une grande partie de celui-ci a été dévasté par l’activité agricole et l’utilisation intensive des pâturages par les nombreux troupeaux. Les incendies fréquents dans les forêts de bruyère et la construction d’une piste traversant le parc ont également endommagés le parc. Il a été retiré en juillet 2017  suite notamment aux relocalisations de certains villages et à la construction en périphérie d’une nouvelle route.

Les 3 principaux étages de végétation du parc sont les prairies afro-alpine des hauteurs du massif, les forêts de bruyère en dessous de 3500 m, et les pentes de fétuques et recouvertes d’arbustes.

La flore est principalement constituée de 10 espèces d’herbes poussant en haute altitude, des lobélies géantes et des kniphofia foliosa (tritomes) endémiques. Les arbres et arbustes dominants sont l’Erica Arborea (bruyère) et le buisson au curry (un genre de millepertuis). On trouve aussi la rose d'Abyssinie (fleur blanche et seul véritable rose du continent), des jacinthes, et de grands rhododendrons.

Il y a une plus d’une vingtaine de grands mammifères dans le parc : le bouquetin d’Abyssinie endémique dont il resterait plus de 900 individus, le loup d’Abyssinie (qui est l’espèce de canidé la plus rare au monde, en danger d’extinction, il n’en reste plus qu’une centaine dans le parc sur les 450 observés dans le pays), léopard, hyène tachetée, chacal doré, antilope oréotrague, babouin Anubis et Hamadryas.  Mais le mammifère le plus commun est le singe Gelada (on ne l'appelle plus un babouin car il a un ADN différent de celui-ci) qui le matin remonte des falaises vers les plateaux herbeux pour se nourrir. C’est le seul singe herbivore au monde. Et on peut en rencontrer des centaines, généralement des unités reproductives avec des mâles dominants, de nombreuses femelles et leurs petits. Et on peut également observer environ 137 espèces d’oiseaux dont le rare Gypaète Barbu et différents rapaces.

Le parc est principalement habité par l’ethnie Amhara (chrétiens et musulmans) qui vivent dans des huttes de pierre (les toukouls), de torchis et recouvertes de chaume et pour les plus riches de tôles ondulées. L’activité principale est l’agriculture et l’élevage de chèvres, moutons à queue grasse et bœufs. La principale plante cultivée en haute altitude (jusqu'à 3600 m) est l’orge, et plus bas on cultive entre autre du blé, de l’avoine, des fèves.

Chutes du Nil Bleu apres la saison des pluies

Chutes du Nil Bleu apres la saison des pluies

Le pont du 17e siècle permettant de traverser le Nil Bleu en aval des chutes

Le pont du 17e siècle permettant de traverser le Nil Bleu en aval des chutes

Vue sur les paysages accidentés du parc national du Simien

Vue sur les paysages accidentés du parc national du Simien

Singes Gelada se nourrissant d'herbes et rhisomes dans le parc national du Simien

Singes Gelada se nourrissant d'herbes et rhisomes dans le parc national du Simien

La région du Tigré ayant une population d'environ 7 millions d'habitants est chrétienne orthodoxe à 95 %. La région abrite 245 anciennes églises dont certaines sont très difficiles d'accès, celle décrite dans la balade est facilement accessible pour tous.

3 - L'église de Maryam Papasiet dans le Tigré :

Randonnée à la journée dans le massif du Gheralta, située à 85 km au nord ouest de la ville de Mekele, en Ethiopie et à faire de préférence le matin pour éviter les fortes chaleurs de l’après-midi.

Cette randonnée se fait obligatoirement avec l'accompagnement d'un guide de la région.

Déplacement de 6 km aller retour au travers de paysages magnifiques et sur un terrain sablonneux relativement plat et sans aucune difficulté technique.
Il faut environ 1h30 à 2h00 pour la marche seule et 45 mn pour la visite de l’église.
Ce parcours convient aux personnes de tous les âges, pour tous types de randonneurs.

Le but est de visiter l’église de Maryam Papaseit datant selon le prêtre du 4siècle après la naissance du Christ. C'est un édifice en partie creusé dans la roche, en partie construit (la salle en entrant dans l’église qui sert d’emplacement pour les religieux et les chantres lors des cérémonies) et dont les murs sont recouverts de très belles peintures de l’ancien et du nouveau testament,datant du 18/19e siècle.
L’église se trouve dans le massif du Gheralta qui culmine à 3000 m et qui abrite une trentaine d’anciennes églises, et dont la roche principale et du gré (le gré d’Adigrat).

Pique-nique sous un majestueux figuier sycomore après la visite et sur le chemin de retour.
Le véhicule vous récupère au niveau de la zone pique-nique.

Photos prises lors de l'excursion pour visiter l’église de Maryam Papaseit
Photos prises lors de l'excursion pour visiter l’église de Maryam Papaseit
Photos prises lors de l'excursion pour visiter l’église de Maryam Papaseit
Photos prises lors de l'excursion pour visiter l’église de Maryam Papaseit
Photos prises lors de l'excursion pour visiter l’église de Maryam Papaseit

Photos prises lors de l'excursion pour visiter l’église de Maryam Papaseit

Peintures murales à l’intérieur de l’église de Mariam Papasit
Peintures murales à l’intérieur de l’église de Mariam Papasit

Peintures murales à l’intérieur de l’église de Mariam Papasit

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