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En quête d'Ethiopie.com

Blog pour faire découvrir l'Ethiopie, pays magnifique de l'Afrique, mais souvent méconnu par les voyageurs

Le parc national du Simien

Le parc national du SimienLe parc national du Simien
Le parc national du Simien

Le parc national du Simien :

Un espace magnifique pour de très belles randonnées.

1 - Présentation :

Il situé dans le massif du même nom, à 120 km au nord de Gondar.

La formation des hauts plateaux éthiopiens date de plus de 70 millions d'années suite au bombement de la croûte terrestre provoqué par la remontée de magma, qui a formé un dôme d'ampleur régional. Cela fut suivi d'une forte activité volcanique. Le massif a de nombreux volcans éteints tels le Ras Dashen ou Ras Dejen, le point culminant à 4543 m, qui  est un volcan bouclier formé il y a 30 millions lorsque se sont produits des éruptions, sur une période d'un million d'années, qui ont laissé des couches de lave sur 3000  m de profondeurs.

C’est un paysage impressionnant, où l’érosion massive survenue au cours des millions d’années a formé des pics accidentés, et des gorges profondes d’une beauté exceptionnelle dont certaines atteignent jusqu'à 1500 m de haut. Les montagnes sont séparées par des vallées profondes au nord, à l’est et au sud et offrent de vastes panoramas sur les vallées creusées de canyons accidentés.

Ces paysages de vallées, et de précipices très profonds sont comparés à ceux du Grand Canyon du Colorado.

Le parc national, d’une superficie de 412 Km2 (à l’origine 136 km2, délimité à nouveau entre 2003-2007), avec des altitudes allant de 1800 m à 4543m pour le Ras Dashen/Ras Dejen (plus haut sommet d’Ethiopie) a été établi en 1966 pour la conservation de la biodiversité car il est le refuge d’espèces menacées et pour certaines endémiques comme le bouquetin d’Abyssinie (Ibex walia), le loup d’Abyssinie et le singe Gelada.

Le parc fut l’un des premiers sites éthiopiens qui furent inscrits sur la liste mondiale du patrimoine en septembre 1978 et il est considéré depuis 1996 comme « en péril » car une grande partie de celui-ci a été dévasté par l’activité agricole et l’utilisation intensive des pâturages par les nombreux troupeaux. Les incendies fréquents dans les forêts de bruyère et la construction d’une piste traversant le parc ont également endommagés le parc. Il a été retiré en juillet 2017  suite notamment aux relocalisations de certains villages et à la construction en périphérie d’une nouvelle route.

Les 3 principaux étages de végétation du parc sont les prairies afro-alpine des hauteurs du massif, les forêts de bruyère en dessous de 3500 m, et les pentes de fétuques et recouvertes d’arbustes.

La flore est principalement constituée de 10 espèces d’herbes poussant en haute altitude, des lobélies géantes et des kniphofia foliosa (tritomes) endémiques. Les arbres et arbustes dominants sont l’Erica Arborea (bruyère) et le buisson au curry (un genre de millepertuis). On trouve aussi la rose d'Abyssinie (fleur blanche et seul véritable rose du continent), des jacinthes, et de grands rhododendrons.

Il y a une plus d’une vingtaine de grands mammifères dans le parc : le bouquetin d’Abyssinie endémique dont il resterait plus de 900 individus, le loup d’Abyssinie (qui est l’espèce de canidé la plus rare au monde, en danger d’extinction, il n’en reste plus qu’une centaine dans le parc sur les 450 observés dans le pays), léopard, hyène tachetée, chacal doré, antilope oréotrague, babouin Anubis et Hamadryas.  Mais le mammifère le plus commun est le singe Gelada (on ne l'appelle plus un babouin car il a un ADN différent de celui-ci) qui le matin remonte des falaises vers les plateaux herbeux pour se nourrir. C’est le seul singe herbivore au monde. Et on peut en rencontrer des centaines, généralement des unités reproductives avec des mâles dominants, de nombreuses femelles et leurs petits. Et on peut également observer environ 137 espèces d’oiseaux dont le rare Gypaète Barbu et différents rapaces.

Le parc est principalement habité par l’ethnie Amhara (chrétiens et musulmans) qui vivent dans des huttes de pierre (les toukouls), de torchis et recouvertes de chaume et pour les plus riches de tôles ondulées. L’activité principale est l’agriculture et l’élevage de chèvres, moutons à queue grasse et bœufs. La principale plante cultivée en haute altitude (jusqu'à 3600 m) est l’orge, et plus bas on cultive entre autre du blé, de l’avoine, des fèves.

Le ras Dashen/Ras Dejen, signifiant soit: "le général qui combattit en avant de l’empereur" ou le nom d'un personnage local, est le plus haut sommet du pays avec une altitude 4543 mètres dont la première ascension documentée fut effectuée par deux officiers français Ferret et Galinier en janvier 1841.

2 - Faire une randonnée dans le parc :

Le parc national du Simien et sa périphérie sont les lieux les plus réputés en Éthiopie pour la randonnée en haute montagne.

Un guide de haute montagne français a comparé le parcours dans le parc du Simien à un trek de niveau moyen dans les montagnes du Népal.

Le parc est ouvert toute l’année pour la randonnée mais la meilleur période pour s’y rendre est entre début octobre et fin mars durant les deux périodes sèches du régime climatique des hauts plateaux.

Il y a différents itinéraires et la possibilité d’y effectuer des excursions de 1 à 10 jours. On y trouve de nombreux sommets à plus de 4000 mètres mais l’enneigement y est faible et périodique. Les températures peuvent descendre jusqu’à – 10 degrés dans la nuit à certains moments de l’année. 

L’entrée est payante. Il y a une régulation pour séjourner dans le parc, notamment concernant les lieux de bivouacs. L’encadrement d’un guide local et de scouts (gardes du parc) est obligatoire lors des déplacements dans le parc.

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